Pour aller plus loin… L’œcuménisme

L’Eglise dans l’Aube, n°1, janvier 2019

 

1.a : Taizé

La communauté de Taizé est une communauté monastique chrétienne œcuménique. Elle est basée à Taizé, village de Saône-et-Loire. Fondée en 1940 par frère Roger, la communauté rassemble aujourd’hui une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes, issus de trente nations.

Lieu d’ouverture en faveur de la jeunesse, la communauté est également à l’origine d’un rassemblement de jeunes, le pèlerinage de confiance sur la Terre, organisé chaque année pour le Nouvel An dans une ville d’Europe depuis la fin des années 70. L’édition 2018 se tenait à Madrid du 28 décembre 2018 au 1er janvier 2019.

 

2.c : La création du mouvement œcuménique

Les Eglises protestantes et anglicanes ont créé le Conseil Œcuménique des Eglises (COE) en 1948, à Amsterdam. Cette création marque la naissance du mouvement œcuménique. Le COE rassemble près de 350 Eglises chrétiennes et communautés d’Eglises du monde.

En 1964, la question de l’œcuménisme a été centrale lors du Concile Vatican II et un décret, « Unitatis redintegratio » a été promulgué. Le décret affirme que « une seule et unique Eglise a été instituée par le Christ Seigneur. »

 

3.b : Les 95 thèses de Luther, publiée le 31 octobre 1517

A la veille de la Toussaint, Martin Luther, moine augustin et docteur en théologie, affiche sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg, 95 thèses dénonçant le commerce des indulgences.

Une indulgence était une rémission totale ou partielle, devant Dieu, de la peine temporelle due pour les péchés déjà pardonnés. Sont apparus des barèmes et tarifs appliqués aux peines ecclésiastiques encourues.

 

4.a : Les Eglises autocéphales orthodoxes

Depuis le schisme de 1054, les Eglises orthodoxes se sont séparées définitivement de Rome. L’orthodoxie est une communion d’Églises indépendantes au plan juridique mais liées entre elles du point de vue de la foi et de la doctrine. Ces Églises sont dites « autocéphales. »

Aucun chef de ces Eglises n’a d’ascendant sur les autres, même si le patriarche œcuménique de Constantinople exerce sur les autres Eglises une primauté d’honneur. Les 14 Eglises orthodoxes autocéphales sont celles de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Géorgie, de Chypre, d’Albanie, de Bulgarie, de Grèce, de Pologne, de Roumanie, de Russie, de Serbie et de Slovaquie.

 

5.a : Le CNEF

Le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) rassemble depuis 2010, plus de 70 % des églises évangéliques de France.

Les évangéliques reconnaissent la contribution de la Réforme et se situent donc comme protestants, mais s’en distinguent et se diversifient en reconnaissant d’autres réformes rejetées par les protestants « historiques. »

 

6.b : L’accord sur la doctrine de la justification par la foi

Après plus de 30 ans de dialogue luthérien-catholique, est publiée à Augsbourg (Allemagne) le 31 octobre 1999, la Déclaration sur la Doctrine de la Justification.

 

7.a : Chef de l’Eglise d’Angleterre

Le chef de l’Eglise d’Angleterre est le gouverneur suprême de l’Eglise d’Angleterre, c’est-à-dire le monarque du Royaume-Uni. Le primat de cette Eglise est l’archevêque de Cantorbéry, aujourd’hui Mgr Justin Welby. Cette communauté regroupe 80 millions de fidèles

L’Eglise d’Angleterre, Eglise mère de la communauté anglicane, a été fondée par saint Augustin de Cantorbéry puis s’est séparée de Rome sous le règne d’Henri VIII (1491 – 1547). Désireux d’épouser Anne Boleyn, le roi souhaite faire annuler son mariage mais le pape Clément VII s’y oppose. Son nouveau mariage est alors béni par Thomas Cranmer, nommé pour la circonstance, archevêque de Cantorbéry. Excommunié, Henri VIII fait voter par son Parlement, l’Acte de suprématie en 1534 qui l’institue chef suprême de l’Eglise d’Angleterre.

 

8.c : Schisme d’Orient

Après la division de l’Empire romain en 395, deux parties émergent. D’un côté l’Empire romain d’Occident, avec Rome et le latin comme langue, et l’Empire romain d’Orient, avec Constantinople et le grec.

Le Grand schisme d’Orient est une rupture brisant l’unité de la communion chrétienne entre les Eglises romaine et byzantine. Le contentieux trouve son paroxysme en 1054.

Plusieurs divergences sont à l’origine de cette rupture. Outre les querelles dogmatique (sur la nature du Christ), linguistique et liturgique, Rome et Constantinople s’opposent sur des questions politiques. Rome revendique la primauté, car fondée par Pierre, alors que Constantinople n’a pas d’origine apostolique.

 

9. b : 500 ans de la Réforme : l’Eglise de Suède

Pour les 500 ans de la Réforme, le pape François s’est rendu en Suède. L’Eglise de Suède est une Eglise évangélique luthérienne et fait partie de la Fédération luthérienne mondiale.

Au début du XVIe siècle, le roi de Suède, Gustave Vasa, fait introduire la Réforme. L’Eglise nationale suédoise nait en 1527 mais la participation populaire reste faible. Alors que le Danemark et la Norvège adoptent la Réforme et qu’une révolte paysanne est soutenue par les prêtres catholiques, le roi rompt avec l’Eglise catholique en 1529.

Actuellement, l’Eglise de Suède est administrée par un synode général, les évêques sont nommés par le gouvernement sur proposition du synode. Depuis 2000, elle n’est plus une Eglise d’Etat.

 

10.a : L’Institut du Monde Arabe

Inauguré en 1987, l’Institut du monde arabe est un établissement culturel parisien, consacré au monde arabe. Progressivement, il s’est intéressé aux chrétiens d’Orient.

Une exposition « Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire », y a été organisée, du 14 décembre 2017 au 14 janvier 2018. Cette exposition retraçait l’histoire de la communauté au Proche-Orient et mettait en valeur son influence culturelle, politique et sociale. Certaines pièces étaient exposées pour la première fois en Europe.

L’exposition, qui a accueilli près de 155 000 visiteurs à Paris.