Chère Madame, Cher Monsieur,

Cette année, la campagne du denier est inhabituelle. Vous recevez actuellement dans votre paroisse, bien après la Pentecôte, le tract d’appel du denier, alors qu’il vous est traditionnellement remis en paroisse autour du premier dimanche de Carême.

Après avoir été longtemps privés de nos célébrations, souvent séparés de ceux auxquels nous tenons, cloîtrés à domicile et parfois durement éprouvés par la maladie, nous sommes heureux de pouvoir nous retrouver en paroisse pour célébrer la messe et très simplement reprendre une vie fraternelle normale.

Dès le début du confinement, les initiatives pastorales ont été nombreuses du fait des prêtres par téléphone, mail ou encore vidéotransmission des messes privées et des offices. La lettre aux donateurs manifeste aussi la multiplicité des initiatives et des expériences riches des laïcs. Chacun a exprimé sa volonté de faire Eglise même dans cette situation étrange et inédite.

La solidarité des chrétiens s’est aussi manifestée à l’attention du diocèse et des paroisses. Les dons par internet ont été multipliés par dix pendant le confinement. Les dons par virement et par prélèvement ont aussi fortement augmenté. Les dons par courrier ont souvent été accompagnés de messages d’affection et de soutiens bienvenus. Ainsi, la collecte du denier pendant le confinement est, à l’heure où je vous écris, supérieure de 12% à celle de l’an dernier soit un supplément de 42 000 €. Je tiens à remercier tous ceux d’entre vous qui ont déjà manifesté leur générosité et leur solidarité.

En parallèle, les réalités matérielles se rappellent à nous. Pour le Diocèse de Troyes, l’absence d’offrandes, de célébrations publiques, de casuels, d’activités dans la maison diocésaine pendant la crise sanitaire représente un manque à gagner de l’ordre de 250 000 € pendant le confinement jusqu’à la Pentecôte. Cette situation perdure encore partiellement car nous n’avons pas retrouvé tous nos pratiquants ni toutes nos assemblées.

L’Association diocésaine présente un déficit d’exploitation structurel de plus de 500 000 € annuel. C’est un déficit chronique, dû à la faiblesse de nos moyens. Jusqu’ici nous pouvions compter sur les ressources exceptionnelles, en particulier les legs, pour le combler, comme cela se passe d’ailleurs dans un certain nombre de diocèses de France.

Dans la mesure où ces ressources exceptionnelles sont en forte baisse depuis quelques années, nous devons trouver d’autres moyens pour résorber ce déficit :

  • D’un côté, revoir la manière dont nous utilisons notre immobilier, qui est quelquefois surdimensionné par rapport aux besoins que nous en avons et, peut-être regarder les dépenses dont on peut se passer. Sans que la vie pastorale du diocèse en pâtisse trop, il faut davantage adapter nos pratiques à nos ressources.
  • De l’autre, compter sur une générosité encore accrue de vous, diocésains.

C’est pourquoi une fois encore je me tourne vers vous. Cet effort nous allons le faire ensemble.

La Conférence des Évêques de France (CEF) lance actuellement une campagne nationale de communication dans la presse, la radio et sur les réseaux sociaux pour inviter les chrétiens et les amis de l’Eglise à donner au denier. N’hésitez pas à relayer cette campagne auprès de vos amis et connaissances.

Plus que jamais, soutenons le denier, principale ressource pour faire vivre les prêtres, les salariés et les religieuses en mission dans notre Église diocésaine. Que chacun donne selon son cœur et ses possibilités dans notre contexte qui s’annonce difficile d’un point de vue économique.

Merci.

Fraternellement dans le Christ,

 

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