Une bonne nouvelle

L’Avent, un temps d’attente… et pour nous, après un long temps d’attente, l’arrivée du 109e évêque de Troyes, en la personne de Mgr Alexandre Joly, actuellement évêque auxiliaire de Rennes. C’est une grande joie pour notre diocèse. Il sera installé dans sa cathèdre le dimanche 23 janvier à 15h en la cathédrale de Troyes.

L’arrivée d’un évêque dans un diocèse est toujours un événement important. Rappelons-nous ce que nous disions dans la prière que je vous avais confiée il y a presque un an. « Dieu notre Père, ton Fils Jésus a choisi les Apôtres pour sanctifier ton peuple, le conduire et lui annoncer l’Évangile. Nous t’en prions, accorde à notre Église diocésaine un pasteur selon ton cœur qui saura nous guider et nous accompagner dans notre mission. Rends-nous ouverts et accueillants à celui que l’Esprit Saint choisira comme évêque de Troyes… ». Voilà résumé en quelques mots sa mission parmi nous. A nous maintenant de l’accueillir comme il se doit.

Il est venu à Troyes dans les jours qui ont suivi sa nomination. Il a pu rencontrer un certain nombre de personnes du diocèse. Un homme simple, souriant, désireux de nous rencontrer… Il vient vers nous avec joie. Nous pouvons tous le porter dans notre prière.

La bonne nouvelle de sa nomination est arrivée alors que ce numéro était presque bouclé. Nous lui ferons une grande place dans le prochain numéro de la revue diocésaine.

L’Avent est aussi (et surtout) le temps de l’attente du Messie. Nous savons que c’est le Christ, qu’il est venu. Nous savons que le salut promis nous a été donné. Mais savons-nous l’accueillir dans notre cœur, dans nos vies, aujourd’hui ?

L’Évangile de ce quatrième dimanche de l’Avent nous rapporte que Marie, ayant appris que sa cousine Élisabeth attendait un enfant, « se rendit avec empressement… » (Lc 1, 39) vers elle. Vers quoi, vers qui, aujourd’hui, nous rendons-nous avec empressement ? Qu’est-ce qui, aujourd’hui, me fait bouger, me met en route ? Cela en dit beaucoup sur ce qui se passe dans mon cœur

Notre monde d’aujourd’hui ne manque pas de défis. La pandémie, le climat social, les migrants, les difficultés économiques, la pauvreté… J’ai été marqué ce mois-ci par le décès dans des circonstances particulièrement dramatiques du fils d’une de mes cousines, âgé de 21 ans. Comment, au cœur de tout cela, la fête de Noël est-elle porteuse d’une bonne nouvelle ?

« Alors, l’ange leur dit : voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10). Laissons cette annonce résonner dans notre cœur. Elle est encore pour nous aujourd’hui. « Voici que je vous annonce une bonne nouvelle ». Au cœur de tout ce qui fait nos vies, avec « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de chacun » (GS 1), le Christ est là, même si ce n’est pas toujours facile à entendre. Là est la bonne nouvelle annoncée par les anges. Le Christ, Dieu qui se fait homme, se fait petit avec les petits, pauvre avec les pauvres. Il vient nous rejoindre dans ce qui fait le cœur de nos vies, il nous invite à être en Église signes de sa présence.

Nous entrons le 17 décembre dans la seconde partie de l’Avent. Dernière semaine avant Noël, nos regards vont se tourner vers la venue de celui que les prophètes avaient annoncé (2nde préface de l’Avent). Les Évangiles de chaque jour vont mettre nos pas dans ceux de Zacharie, d’Élisabeth, de Joseph, de Marie. Ils n’ont pas toujours bien compris ce que le Seigneur attendait d’eux, ils ont parfois résisté. Mais le « oui » qu’ils sont parvenu à dire, avec l’aide du Saint Esprit, a permis que cette bonne nouvelle devienne concrète.

Que la qualité du regard que nous portons sur les autres, que nos « oui » à Dieu, les grands comme les petits, permettent que cette bonne nouvelle soit, aujourd’hui, accessible à tous. Alors, cette fête de Noël prendra tout son sens. « Alors, l’ange leur dit : voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple ».

Père Jérôme Berthier

Administrateur diocésain