Une Église en mission

 

Le dossier sur l’ « immobilier diocésain » que vous trouverez dans l’Église dans l’Aube a été établi et vous est communiqué parce qu’il y est question de choix à faire concernant l’avenir matériel de notre Église et à ce titre il est normal et important que vous soyez informés et que vous puissiez vous exprimer à ce sujet qui nous concerne tous.

Ce que je peux attester, c’est la volonté de tous les acteurs de la vie diocésaine qui depuis quelque temps travaillent à le mettre en œuvre sont animés par une volonté de transparence et de recherche du meilleur à ce sujet. J’ai moi même eu l’occasion de faire déjà un certain nombre de consultations des forces vives de notre diocèse et je me félicite que chaque fois cet exercice a enrichi notre réflexion. Je regrette un peu d’avoir entendu ici et là des expressions de suspicion sur la manière dont sont gérées les décisions à prendre. Je répète donc volontiers une fois de plus que les choix qui devront être faits pour l’avenir de notre immobilier passeront par la prise en compte de vos avis.

 

Le possible et le souhaitable

Cette clarté a une contrepartie. C’est de faire la vérité aussi sur ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, sur ce qui est nécessaire et ce qui souhaitable. Comme la décision ultime appartient à l’évêque, il lui faut aussi justifier les raisons de celle-ci, justifier aussi pourquoi telle solution n’est pas retenue, même si elle ne manque pas d’intérêt. Il m’appartiendra de faire cela et sachez que je le fais volontiers, car je crois que ce que nous sommes appelés à vivre dans l’élaboration de notre futur matériel, est un bel acte synodal, une belle démarche, devant illustrer ce qu’est l’Église, peuple de Dieu. Permettez-moi d’ajouter que cette exigence qui s’impose à l’évêque, s’impose aussi à chaque membre de l’Église. Dans ce travail d’examen, d’évaluation, d’orientation ce ne sont pas simplement nos sentiments qui sont en jeu, c’est notre responsabilité des uns par rapport aux autres, et en ce qui concerne l’évêque, ce n’est pas seulement au moment des consultations qu’il doit être à l’écoute de tous, mais aussi au moment de la décision qu’il ne peut pas prendre sans avoir obtenu l’aval des organes ayant part à la décision, que sont le Conseil épiscopal, le Conseil des Affaires Économiques et le Collège des Consulteurs.

La charge d’affronter avec réalisme les exigences matérielles qui s’imposent à notre diocèse en cette période difficile est lourde. Mais je rends grâce parce qu’elle est l’occasion de faire non seulement un acte gestionnaire, mais un acte d’Église, cette Église à laquelle nous sommes tous attachés et à qui nous voulons tous donner les moyens de sa mission, le premier étant bien entendu notre propre disponibilité à être disciples missionnaires.

 

+ Marc Stenger

 Evêque de Troyes