Ministère épiscopal

 

Nous sommes toujours en attente d’un évêque, mais ce mois de septembre est pourtant marqué pour nous par la figure du ministère épiscopal.

Tout d’abord, nous avons encore dans notre cœur la célébration du 5 septembre dernier, où nous avons enfin pu dire merci à Mgr Marc Stenger en sa présence. C’était jour pour jour 22 ans après son ordination épiscopale dans cette même cathédrale. Je garde dans mon cœur le grand nombre de personnes présentes à la cathédrale, ainsi que cette prière universelle où étaient présentes chacune des composantes de notre diocèse, formant un beau bouquet d’action de grâce.

Une semaine après, nous vivions l’ordination épiscopale de Mgr Didier Noblot à Saint Flour. De très nombreux aubois avaient fait le déplacement. Je trouve toujours impressionnant le moment où le nouvel évêque prend possession de sa cathèdre, juste après avoir été ordonné. Le début de la célébration était présidé par Mgr Kalist, archevêque de Clermont-Ferrand. Mais, à partir du moment où il est ordonné, c’est le nouvel évêque qui prend la présidence de la célébration, montrant ainsi très concrètement sa nouvelle responsabilité dans le diocèse.

Troisième temps fort, je vais participer, du 26 septembre au 3 octobre, à la visite « ad limina » à Rome des évêques de la province de Reims. Une expérience unique, qui n’était pas vraiment prévue puisque cette visite devait avoir lieu en mars 2020, au moment où les frontières se sont fermés à cause de la pandémie. Tous les cinq ans (mais ce délai est en général plus long), les évêques doivent venir sur le tombeau de Saint Pierre et rencontrer le pape, ainsi que les divers services de la curie romaine. Un moment d’une grande richesse pour découvrir ce que signifie l’universalité de l’Église.

Cette figure de l’apôtre Pierre, premier évêque de Rome, m’a toujours marqué. Il est une figure centrale dans l’Église, et, en même temps, son cheminement tel qu’on le découvre dans le Nouveau Testament est loin d’être rectiligne. Il y a de très beaux moments, par exemple lors de sa profession de foi, et lorsqu’il proclame le cœur de la foi après la Pentecôte. Mais il y a aussi des moments plus compliqués. Ainsi le moment où il refuse la perspective de la croix et où le Christ lui dit alors : « Passe derrière moi, Satan », son triple reniement, le moment un peu tendu au bord du lac après la résurrection du Christ.

Il faudra attendre la découverte de la résurrection et la Pentecôte pour qu’il découvre vraiment qui est le Christ et puisse témoigner de sa foi.

Il me semble que l’Esprit Saint est bien présent dans ce cheminement. N’attendons pas d’être parfaits pour nous mettre en route. Dieu nous prend avec tout ce que nous sommes, et il est là, avec nous, comme il l’a été pour l’apôtre Pierre.

Nous sommes toujours dans l’attente d’un évêque. On peut espérer une nomination pour novembre prochain. Cette période, dite de « vacance du siège », cette période de manque, nous fait mesurer la richesse qu’apporte un évêque dans un diocèse, et creuse notre désir. Vivons donc dans la confiance ce temps d’attente.

Je vous redonne cette prière que je vous avais déjà proposée en janvier dernier :

Dieu notre Père, ton Fils Jésus a choisi les Apôtres pour sanctifier ton peuple, le conduire et lui annoncer l’Évangile. Nous t’en prions, accorde à notre Église diocésaine un pasteur selon ton cœur qui saura nous guider et nous accompagner dans notre mission. Rends-nous ouverts et accueillants à celui que l’Esprit Saint choisira comme évêque de Troyes. Confiants que tu exauces la prière de tes enfants, nous te le demandons et te rendons grâce par Jésus le Christ, notre Seigneur. 

Amen

Père Jérôme Berthier

Administrateur diocésain