MESSE A LA CATHEDRALE Dimanche 24 mai 2020

INTRODUCTION   (Mgr Marc Stenger)

Nous sommes dans la joie et l’action de grâce ce matin de pouvoir retrouver l’Eucharistie qui a tant manqué aux chrétiens pendant ces deux grands mois de confinement. Je sais combien cela a été une souffrance pour beaucoup d’entre nous. D’avoir de nouveau la possibilité de nous rassembler et de communier ne doit pas diminuer la communion qui s’est renforcée pendant ce temps avec ceux qui sont privés de l’Eucharistie de manière plus habituelle. Nous avons connu quelque chose de leur souffrance. Gardons les dans notre cœur et si nous le pouvons dans notre attention.

Il faut que ce matin nous soyons aussi en communion avec ceux qui ne retrouveront le chemin de l’Eucharistie que dans la semaine ou surtout dimanche prochain, jour de la Pentecôte. Vous remarquez les mesures sanitaires importantes qu’il a fallu mettre en place pour pouvoir célébrer. Elles sont nécessaires parce que nous appartenons aussi à une communauté humaine qui doit se grader d’un virus qui circule encore. Toutes les paroisses du diocèse n’ont pas les moyens humains et matériels pour s’organiser aussi vite que la cathédrale et mettre en place et certaines ont besoin d’un petit délai pour mettre en place les mesures nécessaires. C’est pourquoi en accord avec le conseil épiscopal nous avons décidé que toutes les églises du diocèse seraient réouvertes au culte le jour de la Pentecôte, à charge pour les paroisses qui peuvent le faire avant de s’organiser en conséquence. Portons donc aussi dans la prière nos frères qui vont attendre encore quelques jours.

On m’a fait à plusieurs reprises la remarque : Vous les prêtres –et les évêques- vous avez été moins privés que nous, puisque vous pouviez célébrer tous les jours. J’aimerais me faire le porte-parole de la souffrance des prêtres qui ont été pendant deux mois séparés de leurs fidèles. Ils ont essayé de compenser par le téléphone, Internet et les réseaux sociaux. Mais ceci ne remplace pas le rassemblement autour du Christ qui veut nous faire vivre. Ayons conscience, sans minimiser notre souffrance et la souffrance de beaucoup d’autres, de ce qu’a été la souffrance de nos prêtres et sachons leur dire merci

Je m’interromps et vous invite, si vous le voulez, à manifester notre reconnaissance à nos prêtres.

Quelqu’un qu’on pourrait applaudir aussi c’est le Seigneur. Tout au long de ce temps Il a été fidèle. L’avons-nous toujours été ? Sans doute que non. En pensant aux moments de ténèbres de nos vies nous reconnaissons que nous avons besoin de sa miséricorde.