Chers amis,
vous trouverez en pièce jointe le texte de l’évangile de ce jour, et ci-dessous quelques mots de commentaires… Un grand moment : les disciples d’Emmaüs…

Dans la clarté de Pâques, belle fin de journée et bonne soirée.

Amitiés
JM

Avec Cléophas et son compagnon, nous voici identifiés à ces ceux disciples. Et nous avons besoin de les rejoindre sur la route. Comme eux nous sommes habités par la peine, les larmes, les regrets peut-être. Ils sont tous les deux, comme nous… Ils se sont remis en marche sans trop savoir où leurs pas les menaient.
Et nous voilà, comme eux rejoints par le Christ.
Il nous propose trois choses, comme trois points d’attention :

1. De nous aussi, comme Cléophas et son compagnon, nous faire auteur et interprètes du récit des évènements qui les ont, qui nous ont meurtris… Et si ce n’est pas nous qui sommes les plus meurtris, faisons mémoire de celles et ceux que nous savons meurtris par les temps qui sont les nôtres…

2. Jésus nous propose, comme à eux aussi d’être témoins de la mémoire des récits qui disent le sens de sa mort et de sa Résurrection… C’est là que se jouent pour eux, comme pour nous la mémoire des gestes qu’il nous propose pour faire mémoire et donner sens aux évènements qui les ont atteints.
3. Enfin, il les fait disciples et missionnaires de l’heureuse nouvelle, dont il les invite à être témoins…
Et au cœur de la nuit, ils se mettent en route et avant même de se faire annonciateurs et témoins de la Bonne Nouvelle, ils se laissent faire par l’annonce des Apôtres : « Christ est vraiment Ressuscité, il est apparu à Simon… »
Les deux témoins d’Emmaüs peuvent alors faire le récit de la manière dont Jésus les a rencontrés et comment il s’est laissé reconnaitre par eux à la fraction du pain.

Aujourd’hui encore nous sommes invités à nous identifier aux acteurs de ces trois moments de la rencontre avec Jésus :

1. Quand il nous rencontre et nous rejoint sur le chemin de la vie, dans ses joies et ses peines, ses épreuves et ses difficultés… Au moment où nous avons du mal à nommer, à reconnaitre, à identifier ce qui nous arrive et comment cela nous atteint… Et puis, sans doute, dans le même moment, comment le Christ, dans la puissance de sa Parole nous invite à ne pas succomber à la mort pour embrasser la vie qu’il nous offre !

2. En ces jours de jeûne de toute célébration, de jeûne des capacités qui nous sont offertes de rejoindre Jésus dans les signes qu’il nous offre : ni baptême (pour l’instant…), ni communion… Il nous rejoint et nous invite à accueillir sa présence au moment même où il frustre nos regards et nos sensibilités de sa présence.
Quand il se donne à reconnaître dans le pain et le vin partagé, (mémoire des gestes du jeudi saint, le pain partagé comme son corps livré, le vin bu ensemble comme son sang versé), et au moment même où leurs yeux (nos yeux) le reconnaissent, le voilà qui frustre nos regards pour s’offrir à notre foi.

3. C’est notre foi qui s’offrent aujourd’hui aux catéchumènes, aux enfants et aux jeunes qui auraient du être baptisés aux jours de Pâques… Mais c’est à nous, à notre foi qu’est offerte l’opportunité d’être dire aujourd’hui, comme hier, ses témoins et de dire, aujourd’hui, comme hier les Onze :  » C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon ». Nous pourrons alors faire le récit des manières dont nous l’avons reconnu aux chemins de nos vies.

Mercredi Saint 15 04 2020 Covid PSM Evangile de Jesus Christ selon saint Luc
Jean-Marc Grand
16 rue Pasteur
10510 Pont Sainte Marie
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