La Minute de l’évêque

Chaque jour, vous pourrez retrouver, « La minute de l’évêque » : une méditation, une parole liturgique… pour vivre un temps spirituel en lien avec Mgr Marc Stenger jusqu’à la reprise du culte.

Samedi 23 mai

De l’Evangile du jour : Jean 16, 23b-28

« Je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru ».

Ce que Jésus nous annonce après l’Ascension, c’est que nous ne sommes pas dans un éloignement définitif avec lui. Il continue à être le lien d’amour entre Dieu et nous, et c’est par lui que la foi se tisse. Elle est cette circulation de confiance et d’amour dont il est le médiateur entre Dieu et nous.

Vendredi 22 mai

De l’Evangile du jour :  Jean 16, 20-23 a

« Votre joie personne ne vous l’enlèvera »

Pendant tous ces temps nous avons vécu dans une ambiance de tristesse à cause de toutes les mauvaises nouvelles qui nous accablaient quotidiennement. Peu ou prou cela fait partie de l’histoire des hommes à toutes les époques. Mais Jésus nous annonce qu’il y a une joie qui traverse toutes les ténèbres, celle du cœur habité par le Christ. Par lui, Jésus, nous recevons la capacité de donner sens et plénitude à toute notre vie.

Jeudi 21 mai – Ascension

De l’Evangile du jour : Matthieu 28, 16-20

« Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde »

En ce jour de l’Ascension, l’invitation est claire : ce n’est pas vers le ciel qu’il faut regarder, mais vers la terre des hommes. Jésus s’est élevé, mais ce qui reste c’est sa dernière parole, la promesse d’être avec nous tous les jours. Cette promesse parle à notre foi : à nous de le reconnaître avec nous et en nous. Cette promesse parle à la foi de l’Eglise, le corps Eglise qui naît de son amour et perpétue sa présence de Ressuscité : à nous de prendre notre part de sa mission.

Mercredi 20 mai

De l’Evangile du jour : Jean 16, 12-15

« Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière »

Quand Jésus parle de l’Esprit, il en parle toujours au futur. C’est comme si l’Esprit c’était celui qui à chaque génération actualise le don du Christ. C’est le Christi qui toujours donne sa grâce de vie obtenue par sa mort et sa résurrection. Mais c’est l’Esprit qui nous met en lien avec lui, nous permet de l’accueillir et nous incite à la transmettre.

Mardi 19 mai

De l’Evangile du jour : Jean 5, 5-11

« Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais, si je pars, je vous l’enverrai »

Ce que doit nous révéler l’Esprit du Christ c’est ce qu’est la véritable justice. Cette justice est liée à l’amour. Dieu donne à chacun ce qui lui revient dans son amour, parce qu’il aime chacun pareillement. Dans nos choix et nos décisions nous sommes appelés à faire œuvre de justice, donc d’abord aimer comme lui.

Lundi 18 mai

De l’Evangile du jour : Jean 15, 26-16, 4a

« Et vous aussi vous allez rendre témoignage ; car vous êtes avec moi depuis le commencement »

« Vous êtes avec loi » Regardons tous les actes dans nos vies qui nous permettent d’être plus proches du Christ, les temps de prière, les temps où nous méditons la Parole de Dieu, les temps où nous nous faisons proches du frère. Cette proximité est le fruit de la présence de son Esprit en nous. Ne nous coupons pas de Lui.

Dimanche 17 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 15-21

« Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime, et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui »

L’obéissance au commandement du Christ, l’amour du prochain n’est pas la condition pour que Dieu nous aime. L’amour de Dieu est la source de notre amour du prochain. Si nous avons su reconnaître la grandeur et la beauté de l’amour de Dieu pour nous, alors nous aurons envie de le partager. L’Esprit de Vérité nous y aidera.

Samedi 16 mai

De l’Evangile du jour : Jean 15, 18-21

« Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans l monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous »

Jésus annonce à ses disciples le rejet, la haine et la persécution. Même si la paix et la joie sont entrés dans le monde avace l’amitié de Jésus, il reste encore beaucoup de divisions et de violences qui n’ont pas cessé malgré l’épreuve qui nous touche tous. Mais la Croix de jésus n’est pas le signe du triomphe du mal, elle est le signe de la victoire de l’Amour, signe d’espérance pour notre vie.

Vendredi 15 mai

De l’Evangile du jour : Jean 15, 12-17

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »

Jésus revient sur l’amitié qui le fait entrer dans la joie du Père. Jésus n’attendait rien du Père, mais il a été prêt à tout donner pour faire sa volonté. Donner sa vie par amour, par amitié, sans rien attendre en retour, c’est une démarche grave. Ce n’est pas une attitude superficielle, mais enracinée dans la profondeur, dans un consentement total à l’autre. Si nous entrons dans cette démarche avec le Christ, alors nous porterons du fruit.

Jeudi 14 mai

De l’Evangile du jour :  Jean 15, 9-17

« Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteur, car le serviteur ne sait pas ce que fait son mître, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. »

Nous ne vivons pas, comme chrétiens, dans un régime de tristesse, même au moment de l’épreuve. Jésus nous rappelle que notre principale raison d’être te de vivre est d’être amis de Jésus. Un mot au sens fort. L’ami c’est celui qui partage tout, hors de tout jugement, dans une totale gratuité. Saurons-nous vivre la même relation avec nos frères ?

Mercredi 13 mai

De l’Evangile de ce jour : Jean 15, 1-6

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire »

La belle image de la vigne nous parle particulièrement ici en Champagne. Mais il faut bien comprendre. Jésus ne parle ni d’exclusion ni de condamnation. Il y a en chacun de nous des rameaux secs, des zones d’ombre. Pour nous revivifier il faut regreffer notre existence sur le Christ en laissant de côté ce qui nous empêche de vivre. Avec le Christi nous porterons du fruit dans le quotidien.

Mardi 12 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 27-31a

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. »

La paix que le Christi apporte n’est pas comme celle du monde, une paix contrainte, imposée par des traités, garantie par la force. La paix du Christ est une paix d’humilité, de douceur, de réconfort, une paix offerte, en particulier à chaque Eucharistie, par le Christ, mais aussi dans la prière, dans les relations entre nous. Cette paix nous voulons qu’elle nous habite en ce temps d’après confinement.

Lundi 11 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 21-26

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure »

L’apôtre Jude ne comprend pas que Jésus ne se révèle qu’à ses proches, ceux qui l’ont connu et ont vécu la résurrection. Jésus laisse entendre qu’ils ne sont pas les seuls à l’aimer et à garder ses commandements. C’est le mystère de chaque personne et chacun recevra l’Esprit qui lui fera connaître toute chose et le poussera à en témoigner.

Dimanche 10 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 1-12

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »

Au moment de sortir du confinement nous sommes peut-être inquiets. Nous pouvons faire nôtre la Parole du Christ: Croyez. Cela n’empêche pas que nous aurons un certain nombre de problèmes à affronter. Mais parce qu’il est avec nous, notre vie a un autre sens, le sens de l’espérance.

Samedi 9 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 7-14

« Je suis dans le Père et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes »

On sera plus croyant si on ne se contente pas d’une image rassurante du Christ, mais si on est capable de se poser des questions de fond sur la vie, le sens que nous avons à lui donner, sur la mort, la souffrance, l’attention à l’autre. Aux grandes questions sur la vie Jésus apporte la réponse de Dieu. Il faut donc approfondir notre relation à lui.

Vendredi 8 mai

De l’Evangile du jour : Jean 14, 1-6

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père, sans passer par moi »

Pour beaucoup de personnes qui cherchent Dieu est lointain et inaccessible. La résurrection pour nous, chrétiens signifie qu’il s’est donné à connaître, non pas comme un prophète, mais comme celui qui mène à Dieu, non pas comme celui qui parle de Dieu, mais comme celui qui dit Dieu. Suivons donc Jésus dans les Evangiles, ses parles et ses actes. Nous y aurons Dieu en partage « Qui me voit, voit le Père. »

Jeudi 7 mai

De l’Evangile du jour : Jean 13, 16-20

« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé »

Ce qui doit nous préoccuper dans notre vie quotidienne, c’est de vivre en présence du Ressuscité qui nous donne sa vie, son élan, son Esprit. Jésus le dit clairement : nous lui avons offert l’hospitalité à travers l’accueil et le service de nos frères en humanité surtout les plus fragile. Que d’occasions nous ont été données pendant ce temps de crise.

Mercredi 6 mai 2020

De la première lecture de ce jour : Actes des Apôtres 12, 24-13,5

« Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés »

Pour nous l’Esprit Saint est difficile à concevoir et à définir. Pour les premiers chrétiens c’était une réalité familière de leur vie de foi, comme pour les orthodoxes aujourd’hui. Ils ne cherchaient pas à le définir. Ils éprouvaient sa présence en eux et dans la communauté. Ils savaient qu’ils n’étaient jamais seuls. Essayons de redonner sa place à l’Esprit Saint dans notre vie de chrétiens.

Mardi 5 mai 2020

De l’Evangile du jour : Jean 10, 22-30

« Mon Père qui me les a données (les brebis) est plus grand que tout, ert personne ne peut les arracher de la main du Père »

Jésus nous rappelle que la mission qui lui a été confiée par son Père est de « prendre soin » de ses brebis. C’est une expression que nous avons beaucoup employée pendant le confinement : Prenez soin de vous. Mais c’est pour mieux prendre soin des autres, car ce qui nous est demandé, à la suite du Christ, c’est ce souci des autres, cette proximité avec eux, sans laquelle ils ne peuvent pas vivre.

Lundi 4 mai 2020

De la première lecture du jour : Actes des Apôtres 11, 1-18

« Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie »

Dieu n’est pas venu seulement pour certains, une catégorie choisie, mais la Bonne nouvelle de son amour est pour tous. Au début de l’Eglise certains voulaient que les païens passent par les rites juifs avant de devenir chrétiens. Aujourd’hui comme hier, Dieu rejoint le cœur de chacun, là où il en est et l’accueille tel qu’il est. La seule exigence c’est d’avoir un cœur ouvert à Dieu et à ses frères.

Dimanche 3 mai

Dimanche du Bon Pasteur – Journée Mondiale de Prière pour les Vocations

« Moi, je suis la porte des brebis. Si quelq’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer, il pourra sortir et trouver un pâturage. »

En ce dimanche, nous contemplons Jésus, bon Pasteur, venu dans le monde pour accompagner, protéger, sauver ses brebis de tous les horizons. La vocation, c’est de faire comme le Christ, nous engager dans un « service missionnaire des autres », comme dit le pape François. Pour cela nous avons besoin de la force de l’Esprit Saint que nous nous préparons à accueillir à la Pentecôte.

Samedi 2 mai

De l’Evangile du jour : Jean 6, 60-69

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Il y a des paroles de jésus dans l’Evangile qui passent difficilement, comme tendre la joue à l’agresseur, pardonner sans compter, aimer nos ennemis. Nous avons souvent du mal à les justifier auprès des autres ou à y adhérer nous-mêmes. Et pourtant, comme dit Pierre, ailleurs nous n’en trouverons pas d’aussi décisives. Ce sont les paroles de la vie éternelle. Elles ne deviennent acceptables que dans la foi, que dans une confiance inconditionnelle dans le Christ.

Vendredi 1er mai

Fête de Saint Joseph, travailleur

De la prière d’ouverture de la messe de Saint Joseph :

« Dieu, créateur de l’univers, tu veux que l’homme, par son travail, te rende gloire en continuant ton œuvre… »

En ce 1er mai, nous fêtons Saint Joseph, patron des travailleurs. La crise du coronavirus a considérablement affecté notre relation au travail. Beaucoup ont été obligés d’apprendre à travailler autrement. Puisse cela être pour le bien de tous. Il ne s’agit pas de remplacer le travail de l’homme par la technologie, mais de donner une nouvelle dignité au travail humain qui rende gloire à Dieu et soit au service des hommes.

Jeudi 30 avril

De la première lecture du jour : Actes 8, 26-40

« Philippe prit la parole et à partir de ce passage de l’Ecriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus »

Philippe accompagne l’eunuque, chercheur de Dieu sur le chemin de la foi. Nous pouvons nous aussi jouer ce rôle pour d’autres qui se posent des questions sur le sens de la souffrance, sur la vie après la mort. Nous ne pouvons aider les autres à avancer sur la route que si nous éprouvons nous-même la joie de croire et si nous savons la partager.

Mercredi 29 avril 2020

Fête de Sainte Catherine de Sienne, Docteur de l’Eglise, Co-patronne de l’Europe

De la première lecture de la fête :1 Jean 1, 5-2, 2

« Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres »

Si nous marchons dans la lumière de Dieu, comme Sainte Catherine de Sienne, dont c’est la fête aujourd’hui, nous sommes en communion avec les autres. La prière ne doit pas nous séparer de nos frères humains. Au contraire la lumière de Dieu les illumine eux aussi et nous les donne comme des frères.

Mardi 28 avril 2020

De la première lecture du jour : Actes des Apôtres 7, 51-8, 1a

« Etienne déclara : Voici que je contemple les yeux ouverts et le Fils de l’Homme debout à la droite de Dieu »

Etienne l’un des premiers disciples, devant la haine des Juifs ne compte que sur Dieu, colle Jésus. S. Paul nous rappelle : Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force. Dans ce temps d’angoisse où se posent tant de questions, laissons-nous animer par la confiance en Dieu et demandons-lui sa paix pour affronter toutes les situations.

Lundi 27 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean 6, 22-29

« Vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés »

Jésus nous invite pour construire notre vie à chercher les signes de Dieu, ceux que lui-même nous a donnés d’un amour de Dieu plus fort que la mort. Dans l’épreuve que nous vivons beaucoup de choses se sont écroulées. Ce qu’il nous faut chercher pour demain c’est ce qui révèle le visage du ressuscité, source de vie, d’amour et de paix

Dimanche 26 avril 2020

De l’Evangile du jour : Luc 24, 13-35

« Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. Mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Ecritures »

Chaque dimanche, quand c’est possible, nous nous asseyons aux deux tables de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie, où Jésus nous invite. Ce don, il nous le fait, même en ce moment. Essayons donc de trouver les moyens de nous nourrir de lui pour grandir dans la joie de croire et de témoigner de son amour.

Samedi 25 avril 2020

De la première lecture de ce jour :1 P, 5, 5b-14

« Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous qui êtes dans le Christ »

L’Apôtre Pierre en un temps d’épreuve pour les premiers disciples leur rappelle que la fraternité les unit face à la souffrance de la persécution. En se soutenant comme des frères, ils pourront avancer sur le chemin qui les conduit vers la lumière de Dieu. Et l’Evangéliste Marc, dont c’est la fête, redit : « Le Seigneur travaillait avec eux ». Apparemment absent le Christ ne cesse de venir vers nous.

Vendredi 24 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean 6, 1-15

« Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau, il se retira dans la montagne, lui seul »

Dans le miracle de la multiplication des pains, Jésus a manifesté son grand pouvoir. Mais il n’a pas voulu en tirer profit pour lui-même. Il ne faisait que l’œuvre de Dieu. C’est un miracle de la charité, où il a rejoint le cœur de Dieu. En ce moment de désolation, l’amour de Dieu veut se manifester à travers nous. Si nous sommes au service de cet amour et pas de nous-mêmes, alors de grandes choses se feront.

Jeudi 23 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean 3, 31-36

« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. »

Disons-nous les paroles de Dieu, quand nous témoignons ou quand nous agissons. Nous sommes pleins de l’Esprit depuis notre baptême. Mais sommes-nous suffisamment à l’écoute de ce qu’il nous dit pour nous encourager et nous envoyer ? Ou nous laissons-nous engloutir par nos préoccupations immédiates ?

Mardi 21 avril 2020

De la première lecture de ce jour : Actes 4, 32-37

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme »

L’effet pour les premiers chrétiens du choc de la résurrection a été l’avènement d’une fraternité concrète et radicale. Vivrons-nous la sortie de l’épreuve du Covid-19 comme un choc de résurrection, une nouvelle naissance à l’amour mutuel, une réconciliation pour n’avoir plus qu’un seul cœur et qu’une seule âme. Cela voudra dire que nous avons compris que ce qui nous unit ce sont les « réalités d’en haut », le mystère de vie et d’amour du Christ

Lundi 20 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean 3, 1-8

« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

On dit souvent des jeunes qu’ils cherchent plus des témoins que des maîtres, des témoins qui sont emportés par un grand souffle et sont capables de les emporter avec eux. Ce souffle c’est celui de l’Esprit. Il nous est donné à tous par le baptême. Est-ce que le baptême que nous avons reçu fait de nous des témoins enthousiastes, qui enthousiasment ?

Dimanche 19 avril 2020

De la 2e lecture du jour : de la première lettre de Saint Pierre (1, 3-9

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts

Le saint pape Jean-Paul II a voulu que ce 2e dimanche de Pâques soit celui de la « divine miséricorde ». C’est dans sa miséricorde que Dieu nous donne le Christ ressuscité, visage de cette miséricorde. Notre mission de croyants et de baptisés c’est d’être témoins de l’espérance qu’il apporte pour le monde

Samedi 18 avril 2020

De l’Evangile du jour : Marc 16, 9-15

« Puis il leur dit : Allez dans le monde entier. Proclamez l’Evangile à toute la création »

Les disciples ont du mal à croire à la Résurrection de Jésus malgré le témoignage de ceux qui l’ont vu. Pourtant Jésus les envoie annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Vivant et présent au milieu de nous. Devoir l’annoncer aux autres le

leur fera découvrir davantage, ils verront ses effets dans le monde. Etre missionnaire pour être davantage croyant, c’est aussi notre vocation.

Vendredi 17 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean 21, 1-14

« Jésus leur dit : Jetez le filet à droite de la barque et vous trouverez »

Le seigneur continue à accompagner ses disciples. En lui obéissant ils font une pêche pléthorique, alors que jusque-là ils n’avaient rien pris. C’est le signe de la mission. Nous serons d’authentiques disciples missionnaires, si nous agissons dans la suite et dans l’obéissance à sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle. C’est sa Bonne nouvelle que nous voulons annoncer. Alors nous porterons du fruit.

Jeudi 16 avril 2020

De la première lecture du jour : Actes des Apôtres 3, 11-26

« C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté »

Le discours de Pierre devant les Juifs , revenant sur les événements qui ont conduit jusqu’à la mort de Jésus est moins accusatoire qu’auparavant. Le comportement des Juifs est pour beaucoup dû à l’incapacité de comprendre ce qu’ont dit les Ecritures sur l’avènement du Messie. Nous-mêmes sommes-nous bien au clair sur le dessein de Dieu pour nous ? Il nous a été révélé en Jésus-Christ. Encore faut-il que nous accueillions cette révélation.

Mercredi 15 avril 2020

De la première lecture du jour : du livre des Actes des Apôtres (3, 1-10) :

« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche »

Après la Résurrection les disciples de Jésus ont mis un certain temps à découvrir que le Christ n’était plus à eux, qu’il n’était plus là pour eux seuls, pour être le libérateur d’Israël, mais qu’il était Vivant pour tous les hommes. C’est cela le grand mystère de la Résurrection de Jésus.

Mardi 14 avril 2020

De l’Evangile du jour : Jean, (20, 11-18)

« Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu »

Marie-Madeleine a du mal à se remettre de la disparition de Jésus, ce Jésus protecteur qui remplissait sa vie, qui comblait sa vie. La résurrection veut dire que nous n’avons plus un Jésus pour nous, mais que nous sommes envoyés le porter aux autres.

Vendredi Saint – 10 avril 2020

De la première lecture de ce jour : du prophète Isaïe (52, 13 – 53, 12)

« Le juste, mon serviteur, justifiera la multitude, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort… »

En ce Vendredi Saint nous voulons nous appeler que pour redonner à l’homme, à tout homme la vie en plénitude, le Fils de Dieu s’est anéanti de la manière la plus humiliante. Il a choisi la mort librement. De cette mort, de cet extrême don de soi est née la vie.

Jeudi Saint 2020 – 9 avril 2020

De la 2e lecture de la Messe en mémoire de la Cène : 1e lettre de Saint Paul aux Corinthiens (11, 23-26)

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne »

Commémorer la Cène du Seigneur signifie entrer comme participants dans le grand mystère de son amitié, corps livré et sang versé pour nous, don qui consacre l’ami que nous sommes, invités à prendre part au banquet de son amour, pour en recevoir « la charité et la vie » (oraison d’ouverture)

Lundi 6 avril

De l’Evangile du jour : Evangile selon Saint Jean (12, 1-11)

« Des pauvres vous en aurez toujours avec vous, mais moi vous ne m’aurez pas toujours. »

En cette Semaine Sainte, comme Marie a répandu un parfum précieux sur les pieds de Jésus pour l’honorer, répandons avec elle le parfum de notre prière, prière de repentance, prière de compassion, prière d’action de grâce, prière de louange. C’est le parfum dont l’Eglise et notre monde ont besoin, car c’est le parfum qui rappelle le Christ. Dans notre prière de cette semaine trouvons les forces nécessaires pour in carner la présence de la vie du Christ au milieu de nous.

Dimanche 5 avril

De la deuxième lecture du jour : Lettre de S. Paul aux Philippiens (2, 6-11) :

« Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort , et la mort de la Croix »

Qui est cet homme, à qui la foule de Jérusalem fait la fête, au jour de son entrée à Jérusalem. Un homme fou d’AMOUR, un amour sans égal, celui de Dieu qui, incarné en son Fils Jésus, n’hésite pas à aller jusqu’au bout des conséquences les plus extrêmes de son amour. Seigneur, puisque c’est cet amour que tant d’hommes ont besoin de recevoir, aide-moi à changer mon cœur en un cœur qui écoute et qui entend les souffrances des hommes

Samedi 4 avril

De la première lecture de ce jour : du prophète Ezékiel (37, 21-28)

« Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre. J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. »

Même si le confinement n’est pas terminé, le Seigneur nous offre pour aujourd’hui et plus encore pour demain l’unité en Jésus-Christ. C’est elle qui fera pour nous que ce ne soit plus comme avant, si nous unifions notre vie à partir de lui et si nous retrouvons le chemin de l’autre par la disponibilité à l’Esprit d’amour.

Vendredi 3 avril

De la première lecture de ce jour : du prophète Jérémie (20, 10-13)

« Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable. »

Le prophète Jérémie anticipe ce qui arrivera à Jésus. Il est en butte à l’incompréhension des hommes religieux de son temps. Comme le leur reprochera Jésus ils ne savent pas reconnaître et accueillir l’œuvre de Dieu qui nous est offerte pour notre bonheur. A l’approche de Pâques ouvrons nos yeux et notre cœur pour voir Dieu qui vient à notre rencontre de tout son amour.

Mercredi 1er avril

De la première lecture de ce jour : du prophète Daniel (3, 14-20. 91-92. 95)

« Si notre Dieu que nous servons peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois en bien sûr, ô roi, nous ne servirons pas tes dieux… »

Le croyant c’est celui qui est fidèle sans condition, c’est celui qui a confiance sans condition. Comme les trois jeunes gens dans la fournaise, être fidèle à Dieu sans condition, avoir confiance en Dieu envers et contre tout c’est être parfaitement libre. Nous aussi, Dieu nous a libérés en Jésus-Christ. Tel est le grand message de Pâques.

Mardi 31 mars

De la première lecture de ce jour : du livre des Nombres (21, 4-9)

« Nous avons péché en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents »

Comme le peuple d’Israël, nous sommes au désert. Nous y vivons les menaces d’un virus insidieux, mais aussi les morsures de tous les serpents venimeux de notre vie, la haine, l’indifférence, le refus de l’amour. A l’approche de Pâques, le Seigneur nous dit qu’il veut nous sauver. Il suffit de regarder son visage d’amour et nous laisser guérir par lui.

Lundi 30 mars 2020

De la première lecture de ce jour : du prophète Daniel (13, 41c-62)

« De leur épreuve Dieu délivre les justes »

Injustement accusée par deux vieillards lubriques, Suzanne est délivrée par Dieu à travers le juste jugement de Daniel. C’est la fidélité à Dieu qui nous sauve, car alors nous rejoignons la sienne qui est toujours acquise au juste. Cette histoire nous invite dans les moments de tribulation, dans les tentations de nous laisser aller à rester fermes, à garder toujours les yeux fixés sur le Chrisit, signe par excellence d la fidélité de Dieu. C’est lui seul qui peut sauver.

Dimanche 29 mars 2020

De l’Evangile de ce dimanche (Jean 11, 1-45)

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »

La mort de Lazare fait écho à toutes ces morts qui sont aujourd’hui le quotidien de nos vies, en particulier des soignants dans les hôpitaux, des accompagnants dans les EHPAD, des familles dont un des leurs a été touché par la maladie. Jésus le rappelle, ce qui ne meurt pas c’est la Vie de Dieu qui est en chacun de nous. Reconnaissons-la en nous. Accueillons-la chez les autres jusque par-delà la mort. Elle nous remplit d’espérance.

Samedi 28 mars

De la première lecture du jour (Jérémie 11, 18-20) :

« Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, toi qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Le prophète Jérémie se plaint devant son Dieu de la violence dont les hommes font preuve contre lui. Il annonce le Christ, victime de notre violence, de nos refus, de nos révoltes, de notre péché. Reconnaître cette violence en nous est un pas vers la « guérison ». Que le Seigneur nous aide à la transformer en énergie positive de service et d’amour de Dieu et de nos frères.

Vendredi 27 mars

De la première lecture de ce jour (Sagesse 2, 1a. 12-22) :

« C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu. »

Dans cette période, il est quelquefois difficile de rester dans la vérité. La place est souvent prise par les jugements hâtifs et superficiels sur les personnes et les situations. C’est le moment de prendre du recul, de renouer avec le bon que Dieu a mis en nous pour mieux apprécier ce qu’il nous appelle à vivre

Jeudi 26 mars

De la première lecture de ce jour (Exode 32, 7-14)

« En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Egypte… »

On entend quelquefois dire, en temps de malheur, pas seulement en ce moment : Si Dieu existait il ne permettrait pas que cela arrive. C’est ce sentiment qui a conduit le peuple d’Israël à se faire des faux dieux. Ce que nous croyons c’est que Dieu est là dans les moments difficiles, il nous accompagne, il nous soutient. Il nous le montre par toutes sortes de signes d’amitié, de fraternité, d’attention de l’autre.

Mercredi 25 mars, fête de l’Annonciation

De l’Evangile du jour : Luc 1, 26-38

« Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta Parole »

En cette fête de l’Annonciation nous voyons Marie qui accueille l’appel de Dieu avec une totale disponibilité et confiance. En ce temps de Covid-19, nous acceptons les consignes données parfois à notre corps défendant. Derrière ce que nous demandent les exigences sociales, il y a autre chose, la volonté de Dieu pour chacun. C’est peut-être le moment de nous mettre à l’écoute pour la découvrir et l’accueillir, comme Marie, avec disponibilité et confiance : Me voici, Seigneur, je suis venu pour faire ta volonté.

Mardi 24 mars

De la première lecture de ce jour :  du livre d’Ezechiel (47, 1-9.12) « Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture et les feuilles un remède »

Le prophète Ezéchiel nous renvoie à la Croix de Christ, d’où ont coulé l’eau et le sang. Cette source fait jaillir en nous « des fleuves d’eau vive », qui nous apportent fécondité et forces de vie et de guérison. Quand on entend parler à longueur de temps de maladie, de mort, de danger, il est bon que nous retrouvions ces forces en nous pour vivre dans l’amour et l’espérance.

Lundi 23 mars

De la première lecture du jour (Isaïe 65, 17-25) : « Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle »

Pendant le Carême nous nous préparons à accueillir la lumière du Christ ressuscité, le monde nouveau de Dieu, où tout est justice, paix, amour. Après le coronavirus nous ne nous contenterons pas de tout reprendre comme avant ; nous chrétiens serons invités à nous laisser éclairer par le Ressuscité dans notre manière de vivre la relation avec l’autre, avec la nature, avec Dieu.

Dimanche 22 mars

De l’Evangile de ce dimanche (Jn 9, 1-41) : « Jésus dit à l’aveugle : Crois-tu au Fils de l’Homme ? Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? Jésus lui dit : Tu le vois, et c’est lui qui te parle. Il dit : Je crois, Seigneur. »

Ce dimanche nous ne pouvons pas nous rassembler dans une église, mais nous formons une grande famille unie dans le Christ. Tout ce qui est bonté, justice et vérité vient de sa lumière, même quand les ténèbres extérieures sont épaisses. Ne restons donc pas à l’extérieur, allons vers l’intérieur de nous-mêmes pour y capter la lumière du Christ qui éclaire tout autrement.

Samedi 21 mars

De la 1ere lecture du jour (Osée 6, 1-6)

« Efforçons-nous de connaître le Seigneur… Il viendra en nous comme la rosée qui arrose la terre. »

S’efforcer de connaître le Seigneur: Si nous prenons le temps de lire la Parole de Dieu, de prier, de rentrer en nous-même pour écouter ce qu’il dit, de l’écouter dans les autres, alors nous découvrirons les énergies nouvelles qu’il met en nous, tout ce qui grandit dans notre cœur comme amour et comme confiance.

Vendredi 20 mars

Du livre d’Osée (14, 2-10 ; 1e lecture de ce jour) : « Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu… »

C’est là le sens du chemin du Carême que nous essayons de suivre, c’est l’invitation qui nous est faite, en ce temps d’épreuve. « Reviens ! » Le chemin du Royaume de Dieu est un chemin de fidélité qui ressemble à celui de l’amour nuptial. Revenir à Dieu, en redécouvrant qu’Il veut nous donner tout son amour, qu’Il nous pardonne, qu’Il nous accueille avec tendresse. Si nous tournons notre regard vers Lui et que nous balbutiions juste son nom, Il sera là, veillant sur nous comme un oiseau sur sa couvée.

Prions le Christ, même si cela peut-être pour nous difficile : « Seigneur, tu es si bon, enseigne-moi ce chemin pour être chaque jour plus près du Royaume de Dieu »