Soyez transformés et surpris…

 

 

Etre transformé, être surpris, voilà deux expressions en vérité bien ordinaires. Qu’ont-elles encore d’actuel ? Qui accepte aujourd’hui de se laisser transformer sans résistance ? Et comment être encore surpris dans un monde presque sans limite, alors que l’accès à la connaissance universelle est à la portée de tous ?

 

Et pourtant, un événement peut changer cette approche. Un pèlerinage effectué récemment par des Aubois en Terre Sainte, en Jordanie et à Jérusalem, a permis de nourrir une foi déjà bien ancrée et de confirmer certaines certitudes à défaut de supprimer tous les doutes. Il a sans doute aussi réussi cette gageure de transformer et de surprendre ces pèlerins.

 

Transformés en marchant dans les pas des prophètes, en mesurant combien pouvaient être courageuses et troublantes leurs paroles de paix et d’amour dans des civilisations en guerre quasi perpétuelle. Surpris de ce que Jésus et ses disciples ont accompli, seuls ou presque, face à l’incrédulité et à un pouvoir surtout préoccupé de le conserver.

 

Ce qui se trouve là-bas est de l’ordre du concret, du physique. Chaque pas nous rapproche de l’histoire, de l’Ancien Testament comme du Nouveau. « Dieu qui s’est fait homme » n’y sont pas que des paroles ou des formules récitées par habitude. Là peut-être plus qu’ailleurs, Dieu  est présent.

 

Alors que l’Avent approche, alors que ce temps d’attente sera récompensé par la naissance d’un enfant dans une étable, ayons le courage de nous laisser transformer, sachons nous laisser surprendre par ce qui relève de l’essentiel. Et oublions un peu le superflu qui encombre et pollue tant notre quotidien.

 

Jean-François Laville